Café singulier : l’art de savourer chaque tasse autrement

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Café Singuliers : l’art de savourer chaque tasse autrement

Vous cherchez un lieu où le café de spécialité, la cuisine de caractère et une atmosphère hors du temps se conjuguent sans effort ? Café Singuliers, installé au 2 rue Titon dans le 11e arrondissement de Paris, redéfinit ce qu’un café peut être. Ni simple comptoir, ni restaurant ordinaire : un espace hybride pensé pour ralentir, savourer et revenir.


Un lieu né d’une rencontre improbable

Café Singuliers n’aurait peut-être jamais existé sans un concours de circonstances aussi rare que son nom le laisse présager. À l’origine : Patrice Besse, figure connue du monde de l’immobilier de prestige à la tête du Groupe Patrice Besse, et sa famille — Sylvie et Camille Besse — qui cherchaient à donner une nouvelle vocation à un espace de caractère dans le 11e arrondissement parisien.

Pour insuffler l’âme culinaire du projet, ils s’associent à Thomas Coupeau, dont l’œil affûté pour les lieux comme pour les produits allait façonner l’identité du café. Mais c’est la cheffe Victoire Pfister qui cristallise véritablement le projet. Passée par des maisons exigeantes et portée par une vision précise de la cuisine de saison, elle apporte à Café Singuliers ce que peu d’adresses parviennent à réunir : une cuisine sincère, ancrée dans le produit, servie dans un cadre qui respire.

Le résultat ? Un établissement qui assume son ambiguïté comme une force.

L’atmosphère d’une maison de campagne en plein Paris

Pousser la porte de Café Singuliers, c’est accepter de décélérer. L’espace évoque davantage une maison de campagne que les cafés parisiens ordinaires : livres soigneusement disposés, objets chinés avec goût, lumière tamisée et, trônant au centre de la salle, un poêle d’église sculptural qui devient le cœur thermique et symbolique du lieu.

Les matériaux sont bruts mais choisis. L’atmosphère est paisible sans être froide, animée sans être bruyante. On pense aux intérieurs bourgeois de province, à ces maisons où l’on s’attarde après le repas sans que personne ne vous regarde partir.

"Un écrin paisible au cœur du 11e" : c’est précisément ce positionnement qui distingue Café Singuliers des adresses voisines plus urbaines, plus pressées, moins intentionnelles.

Cette cohérence d’atmosphère n’est pas le fruit du hasard. Elle reflète une conviction fondatrice : le lieu est aussi important que ce qu’on y sert. L’espace invite au ralentissement, condition nécessaire pour apprécier ce que la cuisine et le café ont à offrir.

Le café de spécialité au cœur de l’expérience

Le café n’est pas un prétexte chez Café Singuliers : c’est une discipline à part entière. L’adresse travaille avec des origines sélectionnées, parmi lesquelles le Pink Bourbon et le Geisha, deux variétés réputées pour leur complexité aromatique et leur caractère distinctif sur le marché du café de spécialité.

Le sourcing est tracé avec précision. On retrouve notamment des cafés issus du Brésil Fazenda Rio Brilhante et d’Éthiopie Tulise, deux terroirs aux profils gustatifs contrastés — le premier plus rond et chocolaté, le second floral et acide — qui témoignent d’une approche éditoriale sérieuse dans la sélection des grains. L’influence de maisons comme Cime Café ou Coutume Café se lit en filigrane dans cette volonté de ne jamais traiter le café comme un produit générique.

Au comptoir, l’espresso côtoie le matcha latte et le Cold Brew, offrant un spectre suffisamment large pour satisfaire les palais les plus éclectiques sans diluer l’exigence de l’ensemble.

Une cuisine qui accompagne, du matin au soir

Victoire Pfister a construit une carte pensée pour rythmer la journée sans jamais se répéter. Le matin, la focaccia maison, les scones, le granola maison et la brioche au morbier installent une générosité gourmande qui réconcilie avec le petit-déjeuner parisien souvent expédié. L’œuf cocotte au beurre de harissa est devenu l’un des signatures matinales de l’adresse, à la fois réconfortant et précisément relevé.

Le déjeuner monte d’un cran dans l’élaboration. Le chou pointu à la purée de céleri-amande, les gnocchettis maison ou encore le ragù di polpo illustrent une cuisine qui ne craint pas la profondeur technique tout en restant lisible dans l’assiette. Les rouleaux de printemps végétaux et les moules au beurre blanc garam masala signalent une ouverture aux influences sans pour autant verser dans la confusion.

En dessert, le cookie mi-cuit clôt le repas avec une franchise désarmante.

Les vins naturels, sélectionnés avec le même soin que les cafés, complètent une carte boissons cohérente avec l’ensemble de la proposition.

Le concept des résidences : quand le soir change tout

C’est peut-être l’élément le plus singulier — et le plus ambitieux — de Café Singuliers : le soir, l’espace se transforme en scène ouverte à des résidences de chefs. Le principe dépasse le simple concept d’invitation ponctuelle. Des chefs en devenir ou déjà affirmés investissent les cuisines pour proposer leurs propres univers culinaires, en résidence temporaire, le temps d’une série de dîners.

Parmi les noms ayant déjà officié dans cet espace : Mahir Atia, Minouh Sabahi, Zuri Camille de Souza, Laura Vives, Gabriella Basbous, Joyce Aweis, Jordan Moilim, Ella Aflalo, Pedro Rascaille, Delphine Le Feuvre et Céline Baussay. Une constellation de profils distincts qui transforme Café Singuliers en laboratoire vivant de la gastronomie contemporaine.

Ce modèle de résidences confère à l’adresse un avantage rare : chaque dîner est une découverte, chaque visite peut être radicalement différente de la précédente. L’inconvénient, c’est qu’il faut surveiller la programmation de près pour ne pas manquer les soirées les plus attendues.

Ce positionnement place Café Singuliers dans la lignée des adresses qui nourrissent un écosystème culinaire — des lieux comme Dame Jane, Becquetance, Early June, Pluto ou Krevette dans le même arrondissement — tout en s’en distinguant par cette dimension de plateforme créative.

Un patrimoine culinaire et culturel assumé

Café Singuliers ne se contente pas de servir de bons produits. Il revendique une vision du patrimoine culinaire artisanal entendu au sens large : les livres qui tapissent les étagères ne sont pas décoratifs, les objets ont une histoire, et les choix — du grain de café aux vins en passant par la vaisselle — sont autant de prises de position éditoriales.

Cette dimension culturelle rapproche l’adresse de projets comme les Éditions de l’Épure, le Parti du Thé ou encore Café Plural, qui partagent cette conviction que la table est un territoire d’expression à part entière. Elle explique aussi pourquoi les chroniques de Gault&Millau, du Fooding et de Foodies Collective ont rapidement repéré l’adresse comme une référence dans le paysage parisien.

À quelques pas de l’Osteria Ferrara et de la Cave Paul Bert, dans un 11e arrondissement qui reste l’un des quartiers les plus fertiles de la scène gastronomique parisienne, Café Singuliers a trouvé son équilibre : exigeant sans être intimidant, créatif sans être conceptuel, accessible sans jamais se galvauder.

C’est précisément cet équilibre-là qui est le plus difficile à tenir — et le plus précieux quand il réussit.


Partisan du Café Artisanal
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